Les enjeux du remplacement pour l'agriculture française

  • Face aux nouvelles évolutions de la société et du monde agricole, les objectifs ci-dessus restent plus que jamais d’actualité. Évolution des structures avec des exploitations moins nombreuses, plus grandes et plus spécialisées. Évolution sociale avec des chefs d’exploitation moins nombreux mais aussi moins de conjoints et d’aides familiaux et l’aspiration, somme toute légitime, de vivre en adéquation avec la société.

    De fait, les agriculteurs doivent pouvoir vivre comme les autres catégories socio-professionnelles, s’absenter, se former, prendre des congés, s’investir dans les organisations professionnelles agricoles sans que cela remette en cause la pérennité de leur outil de travail.

    C’est un enjeu important quant à la qualité de vie, l’épanouissement personnel, le bien-être social, l’ouverture sur l’extérieur, l’insertion et l’implication des agriculteurs au sein des territoires. En outre, c’est un facteur essentiel pour favoriser l’installation et la transmission des exploitations.

    Le remplacement permet de répondre à cette problématique. Il reste aujourd’hui encore un mode original, moderne et précurseur de faire face aux aléas de la vie. Montré en exemple par le Parlement, celui-ci l’a étendu aux professions artisanales, industrielles, commerciales et libérales.

    Une politique de remplacement forte et dynamique, construite par et pour les agriculteurs, est indispensable à l’avenir du monde agricole. Elle doit conforter le projet professionnel et de vie de chaque agriculteur. Elle doit faciliter la viabilité du métier. Elle doit être pour les jeunes un appel fort à l’engagement dans le métier et sécuriser celui-ci. Mais le développement à venir du remplacement ne saurait se construire en dehors de ses fondements. Il doit s’écrire sur les bases de son histoire, dans le respect de ses missions et de ses valeurs renouvelées. 

  • Le remplacement en agriculture, un enjeu national